INSERM

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L’Inserm est le seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine. Son objectif : améliorer la santé de tous par le progrès des connaissances sur le vivant et sur les maladies, l’innovation dans les traitements et la recherche en santé publique. Maladies rares : l’Inserm coordonne un programme européen d’ampleur inégalée.
Présentation Inserm Occitanie

Lettre de remerciement du Professeur MAS aux restaurateurs

Pr Emmanuel Mas
Gastroentérologie et Nutrition
Hôpital des Enfants
330 avenue de Grande-Bretagne – TSA 70034
31059 Toulouse cedex 9
Tél : 00 33 (0)5 34 55 85 62 / Fax : 00 33 (0)5 34 55 85 67
Mail : mas.e@chu-toulouse.fr
Inserm UMR 1220 – Institut de Recherche en Santé Digestive
Equipe Physiopathologie de l’épithélium intestinal                   

Toulouse le 7/11/2016,

Mesdames, Messieurs les restaurateurs,

Je tenais à vous remercier pour le soutien que vous m’avez accordé par votre participation à « l’Opération Sourire Compris » organisée par le Rotary club de Portet sur Garonne.

Ce soutien financier m’a été d’une aide précieuse pour initier un projet de recherche médicale sur la polypose adénomateuse familiale.

Il s’agit d’une maladie génétique rare qui débute dès l’enfance et évoluera pour tous les malades vers un cancer du côlon, au plus tard avant 40 ans. En l’absence de traitement efficace, la prise en charge actuelle consiste en une surveillance coloscopique régulière pour enlever chirurgicalement le côlon avant la survenue du cancer.

En tant que gastroentérologue pédiatre, j’ai souhaité mener des travaux de recherche pour mieux connaître les mécanismes initiateurs de cette maladie. Il s’agit d’une étape initiale, préalable au développement de médicaments qui bloqueront l’apparition de ces polypes et d’un cancer du côlon.

Ces travaux, réalisés à Toulouse au sein de l’équipe Inserm UMR 1220 de l’Institut de Recherche en Santé Digestive, ont été initiés depuis 1 an. Les résultats préliminaires obtenus en reproduisant des mini-intestins ex vivo sont très encourageants.

Le renouvellement de votre engagement en 2016 dans cette opération nous aide à poursuivre ce projet.

Dans l’attente de pouvoir vous rencontrer, je vous prie d’accepter mes plus sincères remerciements.



« Extrait du magazine Inserm – n°42 mars 2019 – Nathalie VERGNOLLE»

Directrice de l’institut de recherche en santé digestive à Toulouse, Nathalie Vergnolle étudie les protéases, des enzymes dérégulés dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Elle a reçu le Prix de Recherche.

J’ai eu l’idée de mon sujet de recherche actuel en 1997, lors d’un « TGIF », pour Thank God It’s Friday (« Dieu merci, c’est vendredi » en français).

Une soirée prisée tous les vendredis soirs dans les universités nord-américaines, et où des chercheurs se rejoignent autour d’un verre pour se raconter leur semaine. En effet, après ma thèse sur les mécanismes de l’inflammation intestinale, j’ai fait un post-doctorat au Canada : dans l’équipe de John Wallace à l’université de Calgary. Deux semaines après mon arrivée, alors que j’étais en train de réfléchir à un sujet de post-doc, je me suis rendue à une de ces soirées. Et là j’ai rencontré le pharmacologue Morley Hollenberg, qui travaillait aussi à l’université de Calgary, à l’étage au-dessus du nôtre. A l’époque, il s’intéressait au système cardiovasculaire. Or des études venaient de montrer qu’une molécule clé pour ce dernier, la trombine, agissait en coupant des protéines appelées « récepteurs aux protéases ». Lors de la discussion, il est ressorti qu’ils devaient être activés en cas d’agression de l’organisme, et donc d’inflammation. D’où l’idée d’explorer leur rôle – et donc celui des protéases – dans l’inflammation notamment intestinale. A mon retour en France, en 2007, j’ai continué à étudier ce sujet. Depuis, nous avons fait plusieurs découvertes, qui ont permis de proposer une thérapie innovante contre les maladies inflammatoires digestives.