INSERM

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L’Inserm est le seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine. Son objectif : améliorer la santé de tous par le progrès des connaissances sur le vivant et sur les maladies, l’innovation dans les traitements et la recherche en santé publique. Maladies rares : l’Inserm coordonne un programme européen d’ampleur inégalée.
Présentation Inserm Occitanie


Lettre de remerciement du Professeur E. MAS aux restaurateurs

Professeur Emmanuel Mas
Gastroentérologie et Nutrition
Coordinateur du Centre de référence des maladies rares digestives
Hôpital des Enfants
330 avenue de Grande-Bretagne – TSA 70034
31059 Toulouse cedex 9
Tél : 00 33 (0)5 34 55 85 62 / Fax : 00 33 (0)5 34 55 85 67
Mail : mas.e@chu-toulouse.fr
Inserm UMR 1220 – Institut de Recherche en Santé Digestive
Groupe « Interactions entre l’environnement et l’épithélium intestinal »
https://www.irsd.fr/emmanuel-mas.html
Président du Groupe Francophone d’Hépatologie, Gastroentérologie et Nutrition Pédiatrique
https://www.gfhgnp.org

Toulouse le 24/02/2020 ,

Mesdames, Messieurs les restaurateurs,

Je vous remercie encore d’avoir participé à « l’Opération Sourire Compris » organisée par le Rotary club.

Votre soutien me permet de poursuivre mon projet de recherche sur la polypose adénomateuse familiale, initié grâce à vous en 2016.

Cette maladie génétique rare débute dès l’enfance et nécessite d’enlever chirurgicalement le côlon chez de jeunes adultes pour éviter la survenue du cancer.

En tant que gastroentérologue pédiatre, je suis convaincu qu’une meilleure connaissance des dysfonctionnements qui ont lieu chez ces enfants permettra de développer de nouveaux traitements.

Dans l’attente de pouvoir vous rencontrer, je vous prie d’accepter mes plus sincères remerciements.



« Extrait du magazine Inserm – n°42 mars 2019 – Nathalie VERGNOLLE»

Directrice de l’institut de recherche en santé digestive à Toulouse, Nathalie Vergnolle étudie les protéases, des enzymes dérégulés dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Elle a reçu le Prix de Recherche.

J’ai eu l’idée de mon sujet de recherche actuel en 1997, lors d’un « TGIF », pour Thank God It’s Friday (« Dieu merci, c’est vendredi » en français).

Une soirée prisée tous les vendredis soirs dans les universités nord-américaines, et où des chercheurs se rejoignent autour d’un verre pour se raconter leur semaine. En effet, après ma thèse sur les mécanismes de l’inflammation intestinale, j’ai fait un post-doctorat au Canada : dans l’équipe de John Wallace à l’université de Calgary. Deux semaines après mon arrivée, alors que j’étais en train de réfléchir à un sujet de post-doc, je me suis rendue à une de ces soirées. Et là j’ai rencontré le pharmacologue Morley Hollenberg, qui travaillait aussi à l’université de Calgary, à l’étage au-dessus du nôtre. A l’époque, il s’intéressait au système cardiovasculaire. Or des études venaient de montrer qu’une molécule clé pour ce dernier, la trombine, agissait en coupant des protéines appelées « récepteurs aux protéases ». Lors de la discussion, il est ressorti qu’ils devaient être activés en cas d’agression de l’organisme, et donc d’inflammation. D’où l’idée d’explorer leur rôle – et donc celui des protéases – dans l’inflammation notamment intestinale. A mon retour en France, en 2007, j’ai continué à étudier ce sujet. Depuis, nous avons fait plusieurs découvertes, qui ont permis de proposer une thérapie innovante contre les maladies inflammatoires digestives.

Vidéo de Nathalie Vergnolle, Inserm interviewée par Gregoire dit « Major Mouvement ». Lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=AFRly85j3hs